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La seule unique publicité que je puisse tolérer en attendant d'écrire...
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Je n’écris plus. Je n’écris plus car écrire signifierai que j’ai du temps et le temps est un luxe dont on se vante pas tant… des fois que… des fois que l’on ne veuille vous aider à le dépenser…
Je n’dessine pas non plus… car dessiner laisserait à penser que mon esprit s’évade. Mon œuvre n’est pas sans joie, mais elle est sans talent aucun. Pas de talent… pas d’argent. Pas d’argent… perte de temps…
Le fait est. J’y adhère, un fait de société., Attristant, il est vrai, mais non dénué de quelque réalité.
Alors qu’est ce que j’fais ?
J’fais semblant.
Je « googleise » à mort. Je cherche du boulot. J’tape du cv au mètre, j’motive mon pôle emploi qui, lui, mise sur moi !
Sommes-nous heureux de se savoir heureux ?... ou sommes- nous heureux de l’avoir été ? … ou encore, sommes-nous heureux sans le savoir ? A moins qu’il ne soit impossible d’être heureux tant que l’on ne sait qualifier notre bonheur d’être ce qu’il est...
Allongée sous la couette, moi, j’aime rêver la journée qui s’annonce. Je l’aime telle que je l’imagine. Je suis heureuse à l’avance de compter sur le bonheur à venir, les petits sourires, les éclats de rires, les grandes victoires, les gros câlins, les éclaircies…
Sommes-nous heureux par anticipation ?… plus que nous ne le serons jamais d’ailleurs, puisque l’idée que l’on se fait du bonheur à venir, est souvent plus forte que celle du bonheur présent. Le bonheur présent est entaché de toutes ces petites nuisances que l’on se plait à pointer, étiqueter, assembler comme un patchwork prêt à nous délivrer une image décevante au vue de ce que l’on espérait…
Oui, c’est ça. Au fond de ma couette, dans mes bonheurs rêvés, les querelles et éclats de voix sont bien là, mais moins irritants, moins blessants… à peine perceptibles… Juste ce qu’il faut pour distinguer mon rêve éveillé de l’utopie, qui là, ne m’eût donnée aucune joie. Grâce à ce rêve édulcoré de ses noirceurs mais réalisable malgré tout, mon bonheur se construit avant même d’exister.
Je suis heureuse par procuration, je vole mon bonheur à mon avenir...
Sommes-nous heureux de se savoir heureux?... ou sommes-nous inquiets que cela ne puisse durer…
J’approche le bonheur, je m’y sens bien… et le nuage passe pour me rappeler toutes ces tristesses comme s’il s’employait à tout gâcher. Le nuage passe … il me rappelle que le bonheur est au sommet et que là-haut… le vertige, l’attrait du vide, risque de nous faire dégringoler.
La pente est raide. La vie ne fait pas que des cadeaux… Si je me retourne, je suis perdue, je vacille… Je suis forte de mes bonheurs passés si tant est que je ne cherche pas à m’y accrocher, mais plutôt à m’en servir pour continuer. Peut-être alors serai-je heureuse de l’avoir été, car il s’agira juste pour moi, d’une façon de constater que mes pieds sont bien assurés et que l’expérience que j’acquière me poussera à capter en l’avenir d’autres instants heureux à cueillir , en toute conscience.
Assurer mes positions, regarder vers l’avant et garder toute confiance. Alors là, seulement je crois pouvoir dire que cela me rend heureuse de me savoir heureuse.
Je gère mon bonheur : j’anticipe, je vis et je revis mon parcours… Je trébuche, et m’accroche alors à mes souvenirs. Je vis, j’espère… et je savoure le bonheur des instants heureux.
Etes-vous heureux ?